Nous qui surfont sur la vague des idées populistes et de l’extrêmement con, essayons un exercice de simplification de l’évolution mondiale.

L’impératif de la croissance, qui nous fait suer quotidiennement et nous plonge dans la tristesse, semble nous apporter plus de désagréments que de plaisir en fin de compte.

Chacun serre le cordon de ses bourses et limite ses plaisirs, dans l’angoisse que ceux-ci seront les derniers dont on pourra profiter.

Et si nous faisions la même chose et profitions de plaisirs équilibrés et durables (voir article les 10 règles d’une bonne consommation). Ces même plaisirs durables favorisant une économie solide et locale, vont créer des emplois non délocalisables.

Si nous sortons de l’économie de croissance, on va arrêter d’aller chercher des produits à Sydney, Manille ou Lille, et nous produirons nos propres produits à Alès, Lodève et Florac. Sortir de la croissance c’est arrêter de consommer des produits inutiles et lointains. Les grandes compagnies font faillite et nous commençons à réfléchir à comment produire ce dont nous avons besoin à 2 pâtés de maison. Forcément il n’y a plus de logique de réduction des coûts de main d’oeuvre et des coûts d’échelle, ce qui va demander plus d’emploi locaux pour produire ce qu’on faisait venir de 10 000 kms donc avec des coûts de transport en moins. Le prix devrait sensiblement rester le même.

 

Ceci est bien évidemment un essai simplificateur, je vous invite à vous rapprocher des grands théoriciens de la croissance.

 

Laetitia Cassera

 

 

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