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Analyse structurelle de l’émission « la fabrique médiatique » sur RMC intitulé « Danielle Obono à RMC : d’où vient le malaise ? »

https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-mediatique/daniele-obono-rmc-dou-vient-le-malaise

A trop laisser parler les grands, ils finissent par ne plus toucher le sol. Jean-Michel Aphatie fait encore des siennes pour justifier ses égarements de la pensée, ce zemmour édulcoré aux accents du sud qu’il n’honore pas, utilise des trucs réchauffés pour imposer une vision partisane aux relents de paternalisme raciste à l’encontre de Danièle Obono et sous la bienveillance sinon la critique molle de France Culture.

Analysons ici le contexte et le discours pour ne pas laisser les manipulations médiatiques normaliser la brutalité intellectuelle dans vos esprits.

Sur la liberté d’expression, Jean-Michel Aphatie dit « ce sujet nous le défendons tous » pour partir immédiatement après sur les limites de cette liberté d’expression. Mais attention quelles sont ces limites selon Jean-Michel Aphatie ? Le respect des événements terroristes depuis 2015. Il lance donc un pamphlet dégoulinant d’amalgames au travers de cette phrase « Nique la France c’était assez virtuel en 2012 et c’est devenu plus concret en 2015, Charlie Hebdo, le Bataclan ».

Qu’essaie de faire Jean-Michel Aphatie dans ce discours. Il fait le grand écart entre la chanson d’un groupe de rap dont il connaît mal les textes puisqu’il leur prête l’intention d’encourager au terrorisme et des actes terroristes motivés par des raisons totalement différentes.

En quoi Daesh ou Al Qaïda auraient à voir avec le bilan de la France fait par un groupe de chanteurs ?

Jean-Michel Aphatie se contredit donc de deux manières : d’une part il dit défendre la liberté d’expression pour la brider tout aussitôt et d’autre part il pratique un discours culpabilisateur totalement démagogique.

Il mélange des concepts qu’il utilise de manière fallacieuse prétextant que les terroristes veulent niquer la France. Il y a donc ici une volonté de créer une confusion dans les esprits entre deux entités totalement différentes, aux liens impossibles à identifier, au discours n’appartenant pas au même registre : Un groupe de rap s’exprimant dans la lignée d’Aragon, Ferré, Brassens, Renaud et un groupe terroriste dont les motifs autres que religieux sont mal connus, mais c’est un autre sujet. Comment faire confiance à un homme qui pratique de tels amalgames. Mr Aphatie, Vous imposez à Danielle Obono d’avoir une certaine tenue dû à son rang dans son discours, alors qu’elle n’a concrètement rien dit, sauf défendu la liberté d’expression. Alors que vous-même personnage médiatique, vous pratiquez les amalgames dangereux facilement identifiables comme manipulatoires par un enfant de 5 ans.

Il lui demande donc de faire un lien entre la chanson d’un groupe sans en connaître le sens et les attentats de 2015… Qu’en pensez-vous ?

Que diriez-vous si nous faisions nous aussi la confusion entre les affaires concernant Jean-Michel Aphatie et son engagement partisan contre Danièle Obono. Aphatie accusé de faire le lit des puissants par le Monde après avoir attaqué Médiapart dans l’affaire Cahuzac qui a finalement donné raison à Mediapart.

Danièle Obono serait-elle l’Edwy Plenel du patriotisme nauséabond d’Aphatie ? Encore une appréciation de la mauvaise foi de cet homme ?

Cf: https://www.youtube.com/watch?v=s-c-FJPXsAA

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2013/04/18/aphatie-l-epreuve-irrefutable_3162279_3236.html

 

Jean-Michel Aphatie s’était déjà fait son opinion. Danièle Obono est coupable pour lui. Et il va chercher toutes sortes de raisons, entrant plutôt dans la démagogie que le rationnel pour ses auditeurs qui doivent correspondre à un certaine frange patriotique dont il flatte la pensée.

Donc pour conclure sur cette question, Danièle Obono n’a aucun lien à se faire entre chanson de rap et terrorisme, car elle n’est pas censée connaître les méandres tortueux de la pensée aphatienne.

En demandant à Danièle Obono de contextualiser avec le terrorisme, Jean-Michel Aphatie, confirme une réalité, l’essor des actes terroristes fait grimper le sentiment national, l’allégeance à l’état et à son système de pensée dominant.

A côté d’un nationalisme raciste assumé du Front National, a émergé en parallèle le patriotisme sourd des « Je suis Charlie » regardant de travers les personnes d’origine étrangères, leur demandant de se justifier à coup de « tu es avec nous ou contre nous ».

Selon lui Danièle Obono ne peut pas dire quelque chose de positif. Personne ne le contredit sur France Culture. Sauf qu’au visionnage de l’interview, cette femme sourit et répond de manière positive à la gravité assumée et au harcèlement des journalistes présents face à elle.  Elle dit face à la question vous êtes député de la République: « oui j’en suis honorée », « je suis contente, je suis allée à l’assemblée », « je viens de vous dire que j’assume de défendre les libertés démocratiques » « on espère défendre de manière déterminée et respectueuse cette responsabilité » (de député)

Donc si Jean-Michel Aphatie ne voit rien de positif dans son discours, c’est qu’il n’a pas voulu chercher. Jean-Michel Aphatie l’homme qui n’a jamais reconnu ses torts dans l’affaire médiapart entres autres, demande à Danièle Obono de dire quelque chose de positif. L’homme a l’art de ses contradictions.

Elle ne serait pas assez enthousiaste selon lui par rapport au pays qu’elle représente ? Mais elle n’est pas présidente, juste député, donc elle représente une circonscription, le projet d’un parti. Elle ne représente donc pas tes idées Jean-Michel Apathie et c’est ça qui a dû réellement te mettre « mal à l’aise » pour te citer.

Sur l’équilibre argumentaire du débat, on peut déjà faire une remarque. Aphatie s’impose complètement au niveau du temps de parole et de la présence voix face à des mauvais contradicteurs. Cédric Matthew est plutôt terne et avance tout au plus deux arguments.

La présentratice présentant d’abord le sujet de manière à défendre la déformation médiatique du discours et de l’attitude de Danielle Obono finit par céder un « je me fais l’avocat du diable ici ». Elle est donc dominée par le chantage affectif d’Aphatie et sa sur-représentation dans cet échange.

Parmi les quelques arguments avancés par Cédric Matthew ou la présentatrice, il y a :

  • Eric Coquerel et Clémentine Hautain, ont signé la pétition et on ne leur jamais posé cette question et ils sont tous deux élus.
  • On a dit à Danièle Obono « vous êtes née au Gabon donc »
  • C’est des tests de loyauté auxquels sont soumis un certain nombre de français (foot)
  • Ce procès n’est fait qu’à Danièle Obono et pas à d’autres.

Et Jean-Michel Aphatie d’essuyer tout ça d’un revers de la main monarchique, « de mon point de vue parallèle vous prêtez des intentions. » Dixit celui qui passe 5 minutes à dire que Danièle Obono ne serait pas assez enthousiaste, ou bien encore qu’elle ne contextualise pas assez par rapport aux attentats, qui fait un amalgame entre un groupe de rap et les groupes terroristes. C’est ce même homme qui nous alerte de prêter des intentions.

Il balaie d’un revers de la main le rôle et l’intention des journalistes donc pour se focaliser sur Danièle Obono, il le dit lui-même. « Ce qui m’intéresse c’est elle ». C’est bien le fondement d’une orientation du débat vers ce qui l’intéresse et pas l’analyse indépendante des faits ou du moins une volonté a minima de rééquilibrer les circonstances.

Et ce parti-pris prend une forme extrême par une attaque passionnelle dénuée de tout contexte en disant « son dogmatisme, sa sécheresse humaine m’ont frappé ». « Je suis très surpris que la meurtrissure très profonde que vit notre société avec les attentats ne viennent pas dans le débat. »

Je suis moi-même très surpris que Jean-Michel Aphatie ne fasse jamais venir dans le débat la meurtrissure des pays musulmans victimes des attentats et de guerres qui se comptent par centaines de milliers de victimes. Je suis surpris que Jean-Michel Aphatie n’ait pas assez de recul par rapport à lui-même pour se dire est-ce que je n’en fait pas trop dans le pathos dégoulinant en négligeant les souffrances et le chaos plus graves provoqués dans les pays musulmans ou bien qu’il ne soit pas choqué qu’on mène des guerres pour piller du pétrole.

Et il en rajoute encore le bonhomme, il n’en peut plus de s’entendre parler dans son autisme dangereux.

« Que Danièle Obono soit née à Montreuil, Trifouillis les oies ou ailleurs dans le monde, ça m’est totalement égal » ça ne vous rappelle pas « j’ai des amis blacks et arabes » ?

Quel besoin de justifier quelque chose à ce sujet. Ce n’est pas lui qui a interviewé, mais par contre son discours révèle trop fortement ce parti-pris car négligeant d’impliquer les journalistes qu’il renvoie à leur propre responsabilité et chargeant Danièle Obono de jugements et déformant ses propos. On comprend mieux ainsi qu’il essaie de justifier qu’il se fout de son origine.

Cédric Matthew continue sur un sujet sans répondre frontalement à la charge partisane de Jean-Michel Aphatie, en parlant des dérives sur la fachosphère. Matthew légitime donc le discours d’Aphatie en ne s’y opposant pas. Ou alors ses talents de contradicteurs sont au point mort et il ne sait parler que par les sujets qu’il a bien bossé avant d’arriver sur le plateau.

Et bien sûr quand on lui parle de fachosphère Jean-Michel Aphatie s’empresse de balayer à nouveau tout ça pour dire « la première responsable dans tout cela c’est avant tout Danièle Obono ». Donc les agissements de la fachosphère sont légitimes selon Jean-Michel Aphatie.

Si Jean-Michel Aphatie voulait effacer toute son ambiguïté, on peut dire qu’il a réussi. On sait maintenant que cet homme est champion des contradictions et aime à souffler le chaud et le froid pourvu que sa parole domine le débat et que ses idées bien souvent nauséabondes s’imposent en s’affranchissant de la logique, de l’analyse pertinente et du respect de grands principes universels d’ailleurs.

 

 

 

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